Genèse
Le projet a débuté en milieu de l’année 2015 sous l’impulsion de Jérôme Brossard, alors Professeur à l’Université du Havre avec l’accord du directeur de la bibliothèque, Pierre-Yves Cachard, et des instances de l’Université.
Objectifs
L’objectif général, scientifique, était de reproduire l’expérience de Léon Foucault et de la rendre accessible à tous les publics. Cette dernière contrainte constituait la ligne de conduite du projet et donc des solutions retenues.
Le projet devait être porté par toute l’Université au travers la mobilisation de ses compétences diverses et nombreuses et aboutir à une œuvre collective. L’installation devait être aussi une sorte de vitrine des talents scientifiques et techniques souvent méconnus à l’extérieur de l’Université ainsi qu’au sein de l’établissement.
Le cahier des charges initial comportait aussi une volonté de rendre accessible l’installation comme moyen expérimental destiné à des publics scolaires et universitaires.
L’une des contraintes, non des moindres, imposait un fonctionnement permanent et en autonomie.
Choix
Ces objectifs ont déterminé les choix esthétiques et technologiques.
Pour rendre accessible l’expérience scientifique à tous les publics nous avons privilégié l’aspect esthétique de l’ensemble et de chacune des parties de l’installation pour éveiller la sensibilité poétique du visiteur. De ce point de vue un pendule de Foucault n’est rien sans son écrin ; l’atrium exceptionnel de la bibliothèque universitaire rempli ce rôle. Cette considération d’esthétique a conduit à rendre invisibles au premier regard toutes les technologies utilisées bien que celles-ci peuvent être dévoilées facilement lors des médiations.
Des moyens de visualisation (web camera) et d’accès à des données issus de capteurs implantés dans le système à distance devaient être mis en œuvre.
Déroulé du projet
Le projet s’est construit pendant deux années jusqu’à l’automne 2017. Pendant cette période de nombreux essais ont été réalisés pour choisir et mettre au point les technologies à mettre en œuvre. De nombreux tests ont été réalisés sur place et dans les ateliers des laboratoires de recherche et des départements de l’IUT engagés dans le projet.
Pour rendre visibles les compétences mobilisées et raconter au fil du temps l’avancement du projet, le vidéaste de l’Université, Christophe Guérin, a produit une série de onze courtes vidéos accessibles ici.
Deux moments.
Un premier moment, essentiellement évènementiel, dans le cadre des manifestations autour des cinq cents ans du Havre à l’automne 2017. Cet évènement devait durer trois mois avec une communication soutenue à l'échelle de la ville.
Le pendule de Foucault avait une place centrale dans l’atrium et était accompagné d’une exposition sur l’histoire des différents modèles cosmologiques, depuis les grecs anciens jusqu’à Léon Foucault, dont le contenu était réalisé par un historien des sciences de l’Université de Lyon I, Hugues Chabot. Pour visualiser le contenu de cette exposition, cliquez ici.

Au printemps 2018, l’atrium devant être libéré, le pendule a migré de quelques dizaines de mètres pour se lover dans l’imposant escalier hélicoïdal pour une installation pérenne. C’est là que vous pouvez venir le découvrir aujourd’hui. A cette occasion quelques modifications technologiques ont été apportées pour améliorer le fonctionnement ; mais les contraintes esthétiques sont restées les mêmes.

Depuis ce moment le pendule de Foucault continu, sans arrêt à battre la mesure à illustrer l’effet de la rotation de la Terre.